Renaud EVRARD (Université de Lorraine), enseignant-chercheur en psychologie au laboratoire Interpsy (Université de Lorraine)
Les éco-émotions - dont la fameuse et mal nommée « éco-anxiété » - nous amènent à considérer la transition écologique de l’intérieur. Ces émotions nous promènent dans toutes les directions et se combinent, qu’on le veuille ou non, avec nos prises de décision. Comment mieux appréhender ce qui se joue en nous et chez les autres ?
Bénédicte GASTINEAU (IRD) et Valérie GOLAZ (Ined), démographes au Laboratoire Population Environnement Développement (IRD/Aix Marseille Université)
En juillet 2022, la Terre a passé le cap des 8 milliards d’habitants. La population mondiale devrait atteindre son maximum avant 2100, légèrement au-dessus de 10 milliards. Sommes-nous en capacité de nourrir 10 milliards d’humains ? La croissance démographique contribue-t-elle aux changements climatiques ? Quel lien entre la croissance démographique et les migrations ?
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Alexandre SANTERNE (Aix Marseille Université), astrophysicien au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM-Aix Marseille Université/CNES/CNRS)
Alors que les conséquences du changement climatique sont de plus en plus visibles, la question se pose de trouver des solutions dans l’espace, comme d’aller vivre sur d’autres planètes, d’exploiter les ressources dans le système solaire, ou de déployer des parasols géants. Le développement technologique de ces dernières années permet d’espérer de trouver des solutions en dehors de la Terre. Toutefois, ces solutions sont-elles crédibles et fiables ? Pendant cette intervention, le scientifique discutera de quelques pistes technologiques, de leur intérêt, limitation et risque.
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Harold LEVREL (MNHN), chercheur en économie écologique au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (CESCO-MNHN/CNRS/Sorbonne Université), chercheur associé au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (CIRED)
Dans un contexte d’artificialisation des sols croissante décorrélée de la croissance démographique et de l’objectif Zéro Artificialisation Nette (ZAN), ainsi que du renforcement des objectifs d'absence de perte nette de biodiversité, Harold Levrel abordera la question des outillages d’évaluation des grands projets d’aménagement d’utilité publique. Il interrogera la valorisation monétaire attribuable à la biodiversité et la pertinence des outils socio-économiques et environnementaux qui peuvent mener à des situations de contentieux, comme dans le cas du projet d’aménagement de l’A69.
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/163961
Olivier VIDAL (CNRS), géologue à l'Institut des sciences de la Terre (CNRS/IRD/Université Grenoble Alpes/Université Gustave Eiffel/Université Savoie Mont Blanc)
La consommation de métaux et de ciment a doublé depuis le début du XXIe siècle. Si la tendance se poursuit, nous devrons, d'ici à 2050, produire plus de métaux que nous n'en avons produits depuis le début de l'humanité. C'est dans ce contexte tendu que se posent les enjeux de l'approvisionnement en matières premières et en énergie.
Lors de ce webinaire, Olivier Vidal abordera les questions de la demande, de la prévision des besoins, des limites environnementales, physiques, financières, géopolitiques, de recyclage.
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Loic BLONDIAUX (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), enseignant-chercheur en science politique à l'École science politique de La Sorbonne et au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS/EHESS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Membre de la Commission nationale du débat public (CNDP) et garant de la Convention citoyenne pour le climat de la métropole de Grenoble, Loic Blondiaux présentera l'état des pratiques actuelles en matière de concertation. Il parlera de leur importance face aux défis environnementaux, mais aussi de leurs limites et des leviers pour une participation plus large et efficace dans le cadre de la transition écologique.
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Mélusine BOON-FALLEUR (Sciences Po), chercheuse en sciences cognitives au Centre de recherche sur les inégalités sociales (Sciences Po/CNRS)
Malgré une prise de conscience généralisée des enjeux écologiques, celle ci se traduit rarement en actions concrètes au sein de la population. Pourtant, afin d’accélerer la transition écologique, il est nécessaire que l’ensemble des Français soit engagés dans cette démarche, non seulement en tant que consommateur, mais aussi en tant que citoyen, membre d’organisations diverses, employé, etc. Les sciences cognitives offrent des pistes pour lever les freins à l’action et embarquer des segments divers de la population. Comment motiver le passage à l'action pour le climat... tout en évitant le backlash ?
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Françoise Berthoud (CNRS), ingénieure de recherche en informatique à Grenoble Alpes Recherche - Infrastructure de calcul intensif et de données (CNRS/Inria/Université Grenoble Alpes) et au GDS EcoInfo (CNRS)
Consommation d'énergie et métaux, IA, pollution, etc. Des invisibles du numérique seront mis en lumière dans la perspective de penser un autre numérique adapté à des sociétés en changement.
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Nathalie Boulanger (Université de Strasbourg), entomologiste au Pathogen-Host-Arthropod vector interactions (Université de Strasbourg) et à l'Institut de microbiologie et Centre national de référence de la borréliose de Lyme (CHU Strasbourg)
Les tiques sont en expansion dans notre environnement suite à des changements socio-économiques et plus récemment climatiques. En France hexagonale, c’est notamment le cas des tiques Ixodes, Dermacentor et Hyalomma. Ces tiques se retrouvent dans des écosystèmes variés et se nourrissent principalement sur la faune sauvage. Elles sont responsables de différentes zoonoses, potentiellement à risque pour l’homme dont la plus connue est la borréliose de Lyme.
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/169014
Renaud EVRARD (Université de Lorraine), enseignant-chercheur en psychologie au laboratoire Interpsy (Université de Lorraine)
Les éco-émotions - dont la fameuse et mal nommée « éco-anxiété » - nous amènent à considérer la transition écologique de l’intérieur. Ces émotions nous promènent dans toutes les directions et se combinent, qu’on le veuille ou non, avec nos prises de décision. Comment mieux appréhender ce qui se joue en nous et chez les autres ?
Ce webinaire a volontairement lieu en effectif réduit. Les places étant davantage limitées et la demande forte, merci d'honorer votre présence si vous vous inscrivez. Si vous deviez finalement ne pas être disponible, merci d'annuler votre inscription ou de nous envoyer un mail.
Gilles Gesquière (Université Lumière Lyon 2), enseignant-chercheur en informatique au Laboratoire d'informatique en image et systèmes d'information (CNRS/INSA Lyon/Université Claude Bernard) et directeur du PEPR Ville durable
Face aux défis sociétaux et environnementaux qui mettent nos territoires en tension, les technologies numériques - jumeaux numériques territoriaux, intelligence artificielle et sciences des données géospatiales - peuvent accompagner la transformation durable de nos territoires. Seront présentés de nouveaux outils d'aide à la décision publique.
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/168173
Gabrielle Bouleau (INRAE), chercheuse en sciences politiques au Laboratoire interdisciplinaire sciences innovations sociétés (LISIS-CNRS/INRAE/Université Gustave Eiffel)
À quoi s’attendre en France dans l’évolution du cycle de l’eau ? En quoi les activités sont-elles impactées ? Qui sera le plus vulnérable ? Comment mieux partager la ressource en eau ? Quelles erreurs à ne pas commettre pour éviter la maladaptation ? Quels leviers actionner ?
Pour aller plus loin
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/168175
Thierry Perez (CNRS), chercheur en écologie marine à l'Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE-Aix Marseille Université/Avignon Université/CNRS/IRD)
Le changement climatique est une réalité incontestable. Ses manifestations s’observent aujourd’hui à l’échelle de la planète. En mer, les manifestations du changement climatique et ses conséquences sur les écosystèmes sont documentées depuis des décennies. Par exemple, les vagues de chaleur marines, dont la fréquence augmente significativement, sont à l’origine de grands bouleversements écologiques que le grand public peine encore à percevoir. Pourquoi ?
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/169015
Bruno Palier (CNRS), chercheur en science politique au Centre d'études européennes et de politique comparée (SciencesPo/CNRS)
La présentation analyse les profils de risques sociaux associés au changement climatique. Elle distingue entre risques sociaux directement liés au changement climatique (inondations, vagues de chaleur, etc.) et les risques sociaux indirects, produits par les politiques environnementales.
Pour chacun de ces risques, les profils des personnes les plus à risques ne sont pas similaires. Si les risques directs touchent en priorité les foyers modestes habitant dans des zones exposées aux aléas environnementaux, les risques indirects touchent différents groupes de population, à commencer par les travailleurs faiblement et moyennement qualifiés appartenant à la classe moyenne la moins aisée et vivant en dehors des grandes villes.
Cela se traduit dans les attitudes politiques envers les politiques environnementales puisque l’opposition à l’action climatique est maximale chez les groupes de populations les plus exposés aux conséquences économiques et sociales des politiques de décarbonation.
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David Chavalarias (CNRS), mathématicien à l'Institut des systèmes complexes de Paris Île-de-France (CNRS) et au Centre d'analyses et de mathématiques sociales (CNRS/EHESS)
Alors même que les conséquences du changement climatique se font de plus en plus ressentir, la désinformation climatique en ligne et le climato-scepticisme dans l'opinion publique ont paradoxalement fortement progressé depuis 2022. Comment la désinformation climatique arrive-t-elle à gagner du terrain à contre-courant des faits ? Quels sont les profils de ses meneurs et quelles sont les stratégies utilisées ? À partir de six années d'observation des échanges Twitter/"X" sur les questions climatiques (projet CNRS Climatoscope), nous aborderons ces questions tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif, analysant au passage les effets systémiques des espaces numériques contemporains sur la circulation d'information au niveau global. Pour aller plus loin : http://climatoscope.org
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/169027
Marc-André Selosse (MNHN), microbiologiste et écologue à l'Institut de systématique, évolution, biodiversité (CNRS/EPHE-PSL/MNHN/Sorbonne Université)
Nous méconnaissons que la vie sur Terre se passe surtout… sous terre. Les sols sont construits par la biodiversité qu’ils hébergent : elle représente entre 25 et 60% des espèces décrites. Celles-ci vivent et se nourrissent de façons incroyablement variées, qui assurent le fonctionnement des écosystèmes terrestres, la fertilité des sols et la vie des racines. La biodiversité fonctionnelle du sol influence jusqu’à la fertilité des lacs et des océans, en passant par le climat. Hélas, le sol a été géré des millénaires durant sans conscience des blessures induites : urbanisation, agriculture intensive, érosion, salinisation, etc. Pourtant, certaines agricultures ont déjà mis en place des solutions.
Lien de rediffusion : https://www.canal-u.tv/169123
Katia Blairon (Université de Lorraine), enseignante-chercheuse en droit public à l'Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État (IRENEE-Université de Lorraine)
La forêt connaît plusieurs droits. De nombreux droits s’y appliquent : le droit forestier, prédominant, doit se concilier avec d’autres branches du droit (droit de l’environnement, droit de l’urbanisme, etc.) Depuis les années 1970, une approche est proposée, par la question de la reconnaissance et l’attribution de droits à la forêt, consistant par exemple à faire de cette dernière une personne juridique.
Aurélie Maspataud (BRGM), ingénieure risques côtiers et changement climatique
La transition écologique impose d’intégrer pleinement les risques liés à l’érosion côtière, qui affecte déjà près de 20 % du littoral français. Les territoires ultra-marins apparaissent particulièrement vulnérables, avec des enjeux croisés de biodiversité, d’aménagement et de résilience des populations. Comprendre les dynamiques passées et projeter des scénarios d’évolution du littoral est essentiel pour anticiper les transformations à venir.
Cette présentation propose un éclairage sur le contexte national et les spécificités ultramarines, afin d’alimenter la réflexion stratégique et l’action publique.
Afin de pouvoir traiter de l'érosion côtière à la fois en hexagone et en outre-mer, ce webinaire dure 1h30 au lieu d'1h.

Dans une première partie de ce webinaire nous examinerons comment notre communauté scientifique a progressivement réussi à préciser les contributions respectives de nos activités et de la variabilité naturelle de notre climat, au réchauffement des dernières décennies. Nous reviendrons ensuite sur les résultats – insuffisants par rapport aux objectifs affichés - des politiques climatiques conduites dans notre pays depuis les accords de Paris.
Directeur de recherche émérite au CEA, Jean Jouzel y a mené l’essentiel de sa carrière scientifique, principalement consacrée à la reconstitution des climats du passé. Ses travaux ont été distingués par de nombreuses récompenses, dont la médaille d’or du CNRS en 2002 et le prix Vetlesen en 2012, souvent considéré comme le « Nobel des sciences de la Terre et de l’Univers ».
Il a été vice-président du groupe de travail scientifique du GIEC de 2002 à 2015 et co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2007. Il est également membre de plusieurs académies des sciences, en France, en Italie, en Europe, aux États-Unis et en Australie.

Arnaud Sergent est Chercheur en Sciences Politiques à l'INRAE et Co-directeur du programme national de recherche PEPR FORESTT
La gestion forestière française est de plus en plus critiquée et on lui reproche notamment de ne pas suffisamment prendre en compte la biodiversité. Pourtant les indicateurs technico-scientifiques sont plutôt positifs pour la forêt. Pour comprendre les paradoxes de cette situation et identifier les défis à relever il est nécessaire d’analyser la trajectoire historique d’écologisation de la politique forestière.
Rémi Beau est chargé de recherche en philosophie au CNRS
Après avoir proposé un état de l’art des recherches sur les valeurs de la biodiversité en éthique environnementale, Rémi Beau mettra ces différentes approches en dialogue avec leurs possibles traductions juridiques dans le droit de l’environnement. Il montrera ensuite en quoi cette réflexion sur les valeurs est étroitement liée aux enjeux de justice environnementale.
Frédéric Wurtz est Directeur de recherche au CNRS (G2Elab) et spécialiste des modèles et processus de conception et d'optimisation dans le cadre du génie électrique. Il est également codirecteur de l'Observatoire de la transition énergétique de l'UGA et de la chaire Sobriété et Résilience.
Maîtresse de conférences à l’Ecole Normale Supérieure, Magali Reghezza-Zitt est actuellement en détachement pour une durée de 3 ans à la Cour des Comptes.
Docteure habilitée à diriger des recherches en géographie, ancienne membre du Haut Conseil pour le Climat, elle est spécialiste de prévention et de gestion des risques et des crises. Ses recherches ont porté sur la vulnérabilité et la résilience urbaine et métropolitaine aux catastrophes et sur l’adaptation au changement climatique. Elle a également étudié la culture du risque et les capacités individuelles et collectives à faire face.
Philippe Coulangeon est directeur de recherche CNRS en Sociologie au Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Il a été le coordinateur du projet de recherche 'Les ressorts sociaux de la conversion écologique'.
Nicolas Postel est Professeur d'économie à l'université de Lille (Clersé) et Titulaire de la chaire Socioéconomie des communs
La prise de conscience actuelle du caractère non reproductible de notre mode de développement questionne le cœur de notre notion d’économie – comme principe d’accumulation illimité – et de sa modalité organisationnelle – fondée sur le triptyque « Droit de propriété / homo oeconomicus / marché autorégulateur. S’il faut s’organiser autrement suppose de redécouvrir des formes anciennes, enfouies, de manière de résoudre la question économique.. notamment par la redécouverte du « commun ».